30/03/2011

La violette

La violette (Viola odorata)

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"Les fleurs comestibles sont à l'honneur. Mode ou pas, on peut en discuter. Quoiqu'il en soit, il y a dans ce domaine quelques valeurs sûres, dont l'une est la violette.

 

Les villes de Toulouse et de Parme se sont établies depuis une éternité comme spécialistes de la production de ces charmantes fleurs, dont l'arôme damnerait sans doute un saint. Délicatement extraite, leur essence volatile entrait jadis dans la composition de parfums vaporeux qui ajoutaient aux charmes des élégantes. Dans le domaine alimentaire, les pétales vivement colorés étaient confits avec précaution dans le sucre et les violettes cristallisées servaient à décorer desserts et gâteaux. Mais la production de ces fleurs odorantes exige beaucoup de temps et de main-d'oeuvre. Elles se sont donc raréfiées. Dommage !

 

La violette odorante croît naturellement dans la France entière. C'est une petite plante vivace facile à reconnaître avec ses feuilles largement ovales, en coeur à la base, et ses fleurs à cinq pétales caractéristiquement disposés : les deux pétales latéraux sont rapprochés de l'inférieur, qui est muni d'un éperon à la base. Les fleurs de la variété la plus courante sont d'un magnifique violet foncé et très odorantes. Dans d'autres variétés elles sont mauves, roses, blanches ou même jaunâtres. La violette de Parme possède de grosses fleurs doubles.

La violette odorante forme de jolies colonies dans les bois frais et les haies de toutes nos régions. Elle se distingue facilement de la plupart des autres violettes grâce à l'odeur suave et pénétrante de ses fleurs. En effet, la plupart des violettes sont inodores. Parmi nos espèces sauvages, outre la violette odorante seules la violette blanche (Viola alba), la violette des collines (Viola collina) la violette remarquable (Viola mirabilis) et la violette suave (Viola sua­vis) sont véritablement parfumées.

IMGP0221 [1024x768].JPGLes fleurs de violette mériteraient d'être davantage utilisées pour rehausser les plats, salades ou desserts en particulier. Elles étaient jadis couramment employées dans la cuisine à cause de leur parfum subtil et de leurs qualités décoratives. En Angleterre au XIVème siècle, elles étaient broyées avec de la crème de riz, des amandes et de la crème pour faire une sorte de « pudding ».

Les fleurs de violette permettent de préparer diverses concoctions aromatiques et colorées. Il est injuste que la confiture de violettes ne soit pas aussi connue que celle de roses, mais il est vrai qu'il faut beaucoup de patience pour cueillir suffisamment de ces fleurs odorantes. Il vaut mieux éviter de les faire cuire afin de préserver toute leur finesse. Avec de la pectine, du sucre et un jus de citron, on prépare rapidement une confiture crue, qu'il faut conserver au frais. Les violettes cristallisées peuvent être facilement confectionnées en battant des blancs d'oeufs en neige puis en y trempant délicatement les fleurs, que l'on passe ensuite dans du sucre en poudre très fin. Il ne reste plus qu'à les laisser sécher à l'air et à les conserver dans un récipient hermétique.

Les feuilles des violettes, douces et tendres, peuvent se manger crues en salade ou cuites comme légumes. Leur texture mucilagineuse les fait préférer en mélange avec d'autres plantes, mais on peut la mettre à profit pour épaissir les soupes, un peu comme avec le tapioca. Dans le sud des Etats-Unis, les noirs avaient d'ailleurs coutume de préparer des soupes épaisses avec les feuilles de violettes locales, qui leur rappelaient le gombo. Les feuilles peuvent être ramassées pendant toute la durée de la vie de la plante car elles restent suffisamment tendres.

Les feuilles et les fleurs de violette sont extrêmement riches en vitamines. Les feuilles contiennent quatre fois plus de vitamine C que les oranges (qui en sont habituellement considérées comme l'une des meilleures sources) et les fleurs trois fois plus. Quant à la vitamine A, les feuilles de violette en sont plus riches que les épinards (soit neuf fois plus que les tomates environ). Elles renferment également des sels minéraux et, de même que les fleurs, une importante proportion de mucilage.

Feuilles et fleurs de violette sont adoucissantes, tant pour la peau que pour les muqueuses, et expectorantes. Elles sont excellentes contre la toux et les problèmes pulmonaires. Une couronne de violettes odorantes est censée éloigner la migraine. En tous cas, ça sent bon... "

Texte: http://www.couplan.com/fr/dossiers/plantes/violette.php

   

 

Et voilà, il est enfin là !!!

Les plus courageuses ouvrent leurs pétales et égaient enfin les couleurs ternes et mornes du jardin d'hiver. Pardon pour le perce neige et les crocus que je n'ai pas pris en photo Criant

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Euphorbia 'Red Wing'

 

 

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Corydalis elata

 

 

 

 

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Méli-mélo de roses de Noel

 

 

 

 

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Spirée 'Golden Princess' et 'Goldflame'

de pures merveilles au printemps !

09:29 Écrit par Sabine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/03/2011

Vous êtes prêts ??

On aurait presque pu croire que l'hiver n'en finirait pas de tomber en gros flocons et de peindre la nature en blanc. Marre de claquer des dents, de se calfeutrer chez soi, de ronger son frein. Mais ça y est, l'hiver recule, un peu comme la mer à marée basse et du coup la vie colorée et gazouillante reprend ses droits. D'abord le blanc timide des perce-neige, ensuite le jaune insolent et le violet majestueux des crocus, le rose tendre de la viorne "Dawn" (aurore en anglais, c'est y pas beau ?), le jaune rayonnant des jonquilles et bientôt les couleurs vives et riantes des tulipes, et puis, et puis rhaaaaah les belles journées chaudes et ensoleillées, la caresse du soleil. Même les oiseaux s'y mettent, ils en avaient ras la houpette de venir mendier dans les jardins et de se les geler dans les branches. Ca coraille, chante, pépie, trompete, turlute, frigote, zinzinule, titine, pisote, roucoule, ramage à qui mieux mieux. L'étang reprend vie aussi, les poissons s'en donnent et les grenouilles s'entrainent déjà à piquer des sprints  pour parader le moment venu. Soupir de bonheur béat.

C'est le moment pour reprendre ses activités au jardin, sarcler, enlever feuilles mortes et branches fragilisées, tailler et émonder. A vos marques, prêts ? Partez !!!!

 

14:39 Écrit par Sabine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/01/2011

Pour ceux qui habitent "là-bas", "ailleurs", "loin"

L'année dernière j'ai été plus que surprise de recevoir des demandes de France ! Je savais bien qu'avec ce blog j'allais entrer en contact avec des gens, mais je ne sais pourquoi, je n'avais jamais pensé aller "si loin" ! 

Alors oui, je peux vous envoyer des plantes par poste. Je les débarrasse délicatement de leur terre, je les enveloppe tendrement dans du papier humide, je les mets doucement dans un sachet plastique et puis dans un carton. Comme je n'habite pas trop loin de la frontière française, je peux même faire l'envoi par Colissimo, ce qui réduit les frais.

A titre d’information, en Belgique, nous n'utilisons plus de chèques et avons recours au virement bancaire pour effectuer nos paiements. Normalement, le virement devrait être sans frais jusqu'à 12 000 € je crois (pour plus de renseignements : http://virements.online.fr/). Je doute que votre commande atteigne un tel montant mais je peux rêver. Rigolant Pour le virement, il faut le compte IBAN (le n° de compte européanisé) ainsi que le code BIC de la banque (code d'identification des banques). C'est très facile et sans risques, ce qui n’est pas le cas avec l’envoi par courrier d’un chèque par exemple. Dès réception du paiement (il faut compter un délai de 2 à 3 jours), je vous envoie vos plantes. D'après ma petite expérience et grâce à mes premières clientes françaises, les plantes arrivent en bon état endéans 2 jours.

Je conseille de remettre les plantes en pot dans du bon terreau (le pot permet de mieux les surveiller et de mieux contrôler l'humidité du terreau) et de les bichonner pendant un petit mois pour leur permettre de se remettre de leurs émotions et refaire de nouvelles radicelles. Quand le pot est bien enraciné, hop, la plante trouve sa place « définitive » au jardin.

11:21 Écrit par Sabine dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Et ... une bonne année à toutes et à tous les passionné(e)s

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En vous remerciant de m'avoir fait confiance et soutenue, chacun à sa manière, qui d'une visite, d'un petit mot, d'un morceau de tarte, d'un message, d'un coup de fil, d'un achat, dans le lancement de ma petite entreprise...

 

 

Je vous souhaite une année 2011 magnifique et tenant toutes ses promesses, un jardin superbe, une santé robuste pour pouvoir biner et bêcher à tour de bras, un dos en béton, la terre est parfois si basse, un moral d'enfer, car il faut toujours recommencer à tailler et à désherber, beaucoup de patience et de tolérance, les limaces et les pucerons font partie du jeu, c'est comme ça ;-)

Gardez le sourire, il vous le rendra si bien !!

A bientôt!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:39 Écrit par Sabine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un bonjour de Sibérie !

Il est vrai que la neige a fondu maintenant (même si elle résiste âprement dans des ornières ou devant la porte sous forme de gros tas de glace) et j'en profite pour sortir de l'hibernation, m'étirer un peu et donner signe de vie :-) Aujourd'hui, il fait doux, à croire que le printemps s'est mis en route. Je m'attendrais presque à voir sortir le tendre vert pâle des feuilles d'hémérocalle ou la timide tête des premiers boutons de crocus...Ahhh si seulement !! Dans le jardin, les plantes en pot ont fait le dos rond sous des tonnes de neige pendant un bon mois. J'ai toujours prétendu que mes plantes étaient rustiques... sacré test, on va voir ce qu'il en sera d'ici deux mois (mamma mia). Même la serre tunnel a vaillamment résisté à son épais manteau de neige. Mais je connais des pépiniéristes qui ont beaucoup perdu cet hiver.

Nous par contre, c'était l'inondation: imaginez une cave d'environ 8 x 4 x 2 m. Ca y est ? Imaginez la remplie jusqu'à environ 1,80 m (niveau des soupiraux) et faites un rapide calcul mental. Cela représente environ 60 m³ d'eau - 60 000 litres (!!!) et bien plus puisqu'elle se remplissait aussi vite qu'on la vidait -  eau que nous avons pompée et rejetée dans les égouts !! Dire que cette superbe réserve d'eau de source transparente et claire aurait pu être utilisée pour le jardin en été, gros gros soupir....

Pour vous faire patienter, je vous envoie des images de l’hiver que nous avons connu ici, en Sibérie luxembourgeoise (pour les Français qui me lisent –oui oui, il y en a !- la Belgique est vraiment un pays compliqué : non seulement il y a des Flamands et des Wallons dont on entend, avec un léger agacement,  beaucoup parler ces derniers temps, il y a aussi les germanophones qui sont très discrets et il y a une province du Luxembourg –wallonne-, à ne pas confondre avec le Grand-Duché du Luxembourg, nos voisins. Ouf !). Comme quoi, un blog sur le jardin peut mener à tout J.

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09:33 Écrit par Sabine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/09/2010

Pauvres "mauvaises" herbes ...

Elles sont là, tout autour de nous, tolérées partout SAUF dans nos jardins et dans nos pots, d'où on les arrache sans pitié. Mais connaissez vous ces "mauvaises herbes" pleines de qualités qui agrémentent savoureusement potages et salades, combattent pucerons et cochenilles, nourrissent le sol et leurs congénères ? Non ?? Alors laissez moi vous en présenter quelques unes. Vos idées,  vos remarques et vos recettes sont évidemment les bienvenues !!

Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.  Guillaume Apollinaire

 Qu'est-ce donc qu'une mauvaise herbe, sinon une plante dont on n'a pas encore découvert les vertusEmerson Ralph Waldo

Si vous l'arrosez et que ça meurt, c'est une plante. Si vous l'arrachez et que ça repousse, c'est une mauvaise herbe.  - Gallagher